Locales – Reims, l’Union du 17 janvier 2007
Croix-Rouge Les jardins familiaux de Pays-de-France ont vingt ans
Jean Kozycki (à gauche) et Michel Herbreteau ont
évoqué la création des jardins à partir de 1985.
Pour fêter les vingt ans d'existence de l'association des jardins familiaux de Pays-de-France, le conseil d'administration a fait préparer un gâteau géant qui a été découpé avec dextérité par le président Michel Herbreteau et dégusté par les invités, arrosé d'une boisson pétillante spécialement étiquetée pour l'occasion.
Une distribution de médailles a été organisée pour huit jardiniers fidèles adhérents depuis la création, avant la remise d'un trophée du 20e anniversaire à chacun des 49 jardiniers actuels, récompense accompagnée d'un bon d'achat de 20 euros offert par le Foyer rémois et remis par Joël Mouysset, le responsable de l'agence Croix-Rouge de l'organisme logeur.
Auparavant, Jean Kozycki, ancien responsable des espaces verts au Foyer rémois, et maintenant président de la Société d'horticulture de Reims, a évoqué la création de l'association, lancée en novembre 1985, sur un terrain inconstructible d'un peu plus d'un hectare à l'ouest du quartier, situé pratiquement dans la proche campagne, mais en restant à distance convenable des logements.
Le district de Reims proposait d'y créer 49 jardins potagers de 230 m2 environ et de rétrocéder ensuite le terrain ainsi aménagé au Foyer rémois, à charge pour ce dernier d'en faire profiter ses locataires : d'emblée, 112 volontaires se faisaient connaître !
Une naissance dans les grands froids
Les travaux ont duré six mois, dans des conditions climatiques épouvantables (gel important puis pluies diluviennes, terrain détrempé,.).
« En novembre 1986, l'association des jardins familiaux de Pays-de-France était officiellement créée, présidée par M. Mourot avec M. Herbreteau pour trésorier et M. Sanchez, secrétaire. »
Dès lors, tout allait vite : « le 16 janvier 1987, une visite des lieux permet de constater que les 49 parcelles sont effectivement occupées et cultivées. Le 15 mars, le Foyer rémois a terminé l'installation des abris de jardin. Le 19 janvier, le compromis de cession du terrain au Foyer rémois est régularisé et il sera signé le 23 novembre. »
Michel Guillaudeau, conseiller municipal, a évoqué le terrible hiver de 1985 : « le fuel, en paillettes, ne passait pas dans les gicleurs de la chaufferie de la Soccram. Il faisait 7 ou 8 degrés dans les logements et la municipalité Lamblin a dû faire installer une chaudière à charbon. Mais de nos jours, le charbon est très cher, il vient d'Afrique du Sud, d'où un nouveau projet de chaudière à bois qui présenterait beaucoup d'avantages : développement durable, respect des accords de Kyoto, création d'emplois et passage espéré à une TVA-zéro, d'où un allégement possible des factures de chauffage. »
Jean-Louis Schneiter s'est souvenu : « cela m'évoque bien des souvenirs : à cette époque, j'étais déjà président du District de Reims. »
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